Ce goût du secret, et du dévoilement probable, cette reflexion sur l'enfance enfouie et le temps suspendu se sont cristallisés récemment dans la fabrication "d'objets de mémoire", sortes de "boîtes -méditation". On songe à cette "vie silencieuse des objets" qui désigne métaphoriquement des natures mortes de la peinture Hollandaise qui auraient décidé de se muer de représentation en modèle. Les partitions roulées, les cartes à jouer, les missels oubliés et d'autres objets encore, parfois cachés, composent des sortes de "vanités" où se rejoignent la mélancolie et l'autobiographie...

Monique Mosser, 1990


Sous les fissures de marbre, ces anges sont portés par le regard. L'infini du bruit que recueillent ces feuilles éteintes nous emporte dans une rencontre pour une espérance.

La plume, elle sème son ouvrage, mais perdue dans une souffrance inconnue cherche un dialogue sous une déchirure pour renaître. Le livre, la mémoire, pour un appel, dans sa détresse, le visage piège son théâtre pour une profondeur de lumière. Des sons de musique soufflent l'entrée dans l'invisible sous un regard obstiné pour un éternel.

Judicaël, 27 octobre 1993

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